L’assurance-vie est l’enveloppe fiscale la plus populaire auprès des français avec plus de 1600 milliards d’euros d’encours et une collecte mensuelle qui dépasse généralement les 10 milliards d’euros. Pourquoi un tel engouement pour ce produit d’épargne ? Pourquoi devriez-vous souscrire un contrat quels que soient votre âge ou votre capacité d’épargne ? Pourquoi les offres en ligne nous paraissent aujourd’hui plus performantes que les contrats traditionnels ? C’est à ces questions que nous allons tenter de répondre dans ce dossier !

A qui s’adresse l’assurance-vie ? Pour quels objectifs ?

Si l’assurance-vie, de par son nom équivoque, peut sembler faire référence à une sorte d’assurance décès dédiée aux séniors désireux de transmettre du patrimoine à leurs descendants, il n’en est rien ! Certes l’assurance-vie permet de transmettre son capital dans des conditions avantageuses mais il est avant tout un moyen de se constituer une épargne sur le long terme et de faire fructifier son capital.

Son principal attrait réside dans sa flexibilité et sa fiscalité attractive qui en font un placement « couteau suisse » qui conviendra aussi bien à la préparation d’un projet, de votre retraite ou de votre succession.

Ainsi l’assurance-vie s’adresse au plus grand nombre et permettra de mettre en place des stratégies spécifiques à votre situation et à vos objectifs.

Une grande diversité de placements accessibles

La grande majorité des épargnants opteront pour un contrat mono-support en euros du fait de sa garantie en capital à tout moment. Les fonds euros offrent une grande sécurité cependant leur rendement a fortement baissé ces dernières années sous l’effet de la baisse généralisée des taux d’intérêts.

Afin de doper un peu leur rendement, de plus en plus d’épargnants ont recours aux contrats multi-supports qui permettent d’investir, d’une part sur des fonds euros sans risque et d’autre part sur des Unités de Compte (UC). Qu’est-ce qu’une unité de compte ? Les UC désignent des supports d’investissement divers qui peuvent être des parts de fonds de placement ou des actions de sociétés (parts de fonds d’actions, de fonds obligataire, de SCPI, actions de SICAV, etc).

Grâce aux UC vous pourrez investir dans des domaines variés tels que les actions d’entreprises européennes, américaines ou émergentes, les obligations d’Etat/d’entreprise ou même l’immobilier ce qui vous permettra de constituer un portefeuille diversifié.

Définissez le niveau de risque acceptable selon vos objectifs

Si vous ne devez retenir qu’un seul concept financier c’est sans doute le rapport rendement/risque. En effet, il faut intégrer qu’il n’est pas possible de gagner 10% par an sans prendre de risque, inversement si l’on choisit un contrat garanti en tout temps il ne faut pas s’attendre à des rendements supérieurs à 3-4%.

Gardez à l’esprit que les supports dits « risqués » comme les actions par exemple possèdent un rendement supérieur sur le long terme.

Il apparaît donc primordial de définir le niveau de risque que vous êtes prêt à accepter. Ce niveau de risque dépendra notamment de vos objectifs et de votre horizon de placement.

Ainsi si vous épargnez pour acquérir une nouvelle voiture dans cinq ans il sera conseillé d’opter pour des placements surs (niveau de risque de 1-3 sur une échelle de 10) afin de vous assurer de disposer des capitaux nécessaires dans cinq ans. Vous êtes jeune et désirez épargner dans l’optique d’une acquisition immobilière à 10 ans ? Cet horizon vous permettra de mieux supporter la volatilité à court terme de placements plus risqués et donc d’obtenir un rendement moyen supérieur.

L’intégration d’UC permet d’augmenter l’espérance de rendement sur le long terme. La répartition entre fonds euros et UC dépendra notamment de votre aversion aux risques mais également de votre horizon d’investissement. En effet, si les contrats mono-supports euros vous permettent de retirer votre argent à tout moment avec la garantie de récupérer votre capital, il n’en sera pas forcément de même sur des contrats diversifiés. Selon la composition de votre contrat il pourra être garanti totalement, partiellement voire pas du tout, de manière continue ou seulement à terme. De même certains contrats impliqueront de bloquer votre capital un certain temps.

Les différents types de contrat d’assurance-vie

Les contrats monosupport en euros – Le contrat sécuritaire par excellence

Ce contrat attire de nombreux épargnants car il possède plusieurs avantages notoires :

  • Un capital garanti en tout temps
  • Un « effet cliquet» qui signifie que les intérêts gagnés chaque année sont définitivement acquis à l’épargnant et deviennent donc eux aussi garantis
  • Certains contrats garantissent même un niveau de rendement plancher

Comment est-ce possible ? Cela tient à la typologie des placements sous-jacents à votre contrat qui sont très majoritairement des emprunts d’Etats, des obligations à faible risque et des bons du trésor. Cela signifie que vos placements ne sont pas soumis aux aléas des marchés financiers.

En contrepartie de cette sécurité, le rendement moyen a été de 2.3% pour 2015 même si les contrats les plus performants ont enregistré des rendements autour de 3.5%.

La faiblesse actuelle des taux a poussé les assureurs à innover ces dernières années et on voit de plus en plus de contrats dits « euro dynamiques » ou « euro-immobilier ». Ces contrats, toujours garantis, sont plus exposés à l’immobilier d’entreprise notamment et dans une moindre mesure aux marchés actions. De ce fait ils possèdent des rendements qui peuvent être plus volatils que les contrats euros traditionnels (il est possible d’enregistrer 6% de rendement une année et 0% l’année suivante).

A noter que pour accéder à ces fonds plusieurs assureurs contraignent l’épargnant à affecter 30 à 50% de chacun de ces versements en UC (partie qui ne sera pas garantie). Pourquoi ? La performance des fonds euro-immobilier réside dans la sélection draconienne des investissements immobiliers sous-jacents. Cette sélectivité limite donc l’offre et pousse les assureurs à orienter l’épargne de leurs clients vers d’autres supports dynamiques, qui ne sont cependant pas garantis (le contrat Fortunéo Suravenir Opportunités implique par exemple une souscription de 30% d’UC).

Pour en savoir plus sur les fonds euros dynamiques et les fonds euros immobiliers, consulter notre article dédié.

Les contrats avec une garantie du capital à terme ou « Euro Croissance »

Lancé en 2014, le contrat Euro-croissance vise à offrir plus de marge de manœuvre aux assureurs dans leur gestion afin de dynamiser les rendements offerts aux épargnants et d’affecter plus d’épargne au financement de l’économie.

Ainsi le contrat Euro Croissance prévoit de garantir le capital de l’épargnant seulement à échéance (donc 8 ans minimum), ce qui permettra au gestionnaire d’affecter plus de liquidités sur des placements de type actions. La garantie du capital peut être placée à un horizon lointain (jusqu’à 40 ans !).

En effet, si l’on prend l’exemple d’un contrat de 100€ et l’hypothèse que les fonds euros rapporteront à minima 2%/an sur les 8 prochaines années. Dans le cadre d’un contrat Euro-Croissance, le gestionnaire pourra placer 85€ sur des fonds euros sans risque afin de sécuriser le capital initial (85 x 1,028 = 100) et placer les 15€ restant sur des fonds plus risqués qui pourront amener un supplément de rendement (et ne pas risquer une perte en capital en cas d’évolution défavorable des marchés).

Ce contrat n’a pour le moment pas rencontré un vif succès avec seulement 773m€ de collecte en 2015 (pour environ 24 milliards d’euros de collecte globale). Pourquoi ? La conjoncture n’est pas favorable à ce type de contrat, les taux bas vont contraindre les assureurs à placer une grande partie des liquidités sur des fonds euros afin de garantir le capital à terme. La part dédiée à la diversification sera donc moindre et ne devrait pas permettre de générer beaucoup de rendement supplémentaire. Les assureurs estiment en général ce « sur-rendement » entre 0,5% à 1%.

Les contrats multi-supports – une garantie partielle ou sans garantie du capital

Cette catégorie comprend l’ensemble des contrats multi-supports qui peuvent être composés à la carte. Ainsi vous pourrez au sein d’un même contrat posséder un fonds euro garanti et des UC qui apporteront un complément de rendement sur le long terme. Ainsi, selon la composition de votre contrat, vous pourrez avoir une garantie partielle (sur le fonds euro) ou pas de garantie (contrat 100% UC).

Les UC sont très variées et vous permettent de placer sur à peu près n’importe quel support et/ou zone géographique. On pourra ainsi sélectionner des fonds actions thématiques, fonds d’obligations à haut rendement ou bien des SCPI afin d’intégrer une touche d’immobilier à son contrat. Cette grande diversité des supports permet de diversifier son portefeuille aussi bien sur la typologie des sous-jacents, les niveaux de risques que les horizons d’investissement.

Chassez l’idée selon laquelle opter pour un contrat multi-support implique automatiquement un niveau de risque élevé. En effet, souscrire un contrat affecté à 70/80% sur un fonds euro dynamique et à 20/30% de fonds profilés « prudents » et de SCPI de bonne facture nous paraît une approche prudente. A l’opposé vous pourrez intégrer des UC de types actions émergentes, fonds de matières premières ou autres produits structurés afin de dynamiser votre portefeuille (mais votre risque également).

Nous recommandons de sélectionner des contrats offrant à minima 200 UC de différents gérants afin de pouvoir facilement diversifier son portefeuille et arbitrer entre plusieurs UC de même catégorie.

Plusieurs options de gestion vous seront proposées telles que la sécurisation des plus-values qui consiste à transférer les plus-values réalisées sur les UC vers le fonds euro afin de les sécuriser ou au contraire la dynamisation des plus-values qui consiste exactement en l’inverse (transfert des intérêts du fonds euro vers les UC).

Une fiscalité avantageuse

  • Fiscalité dans le cadre d’un rachat de contrat

L’avantage fiscal s’acquiert au fil des ans et ne jouera à plein régime qu’à partir de 8 ans. Passé ce délai, vous pourrez retirer jusqu’à 4 600€ (9 200€ pour un couple) de plus-values/intérêts par an exonérés d’impôt (hors prélèvements sociaux de 15,5% qui restent exigibles).

Cela dit vous pouvez tout aussi bien retirer vos avoirs avant 8 ans et bénéficier d’une fiscalité qui sera tout de même plus avantageuse que le régime de droit commun.

Fiscalité appliquée en fonction de l’antériorité de votre contrat d’assurance vie :

  • De 0 à 4 ans : 35% d’impôt sur les gains générés
  • De 4 à 8 ans : 15% d’impôt sur les gains générés
  • A partir de 8 ans : 0% d’impôt sur les gains générés jusqu’à 4 600€/an (9 200€ pour un couple), 7,5% pour les gains excédant ce seuil.
  • Il faut ajouter à ces taux, les prélèvements sociaux de 15.5% qui sont toujours exigibles

Il est important de comprendre que seuls les gains sont taxés ! Par exemple, si vous disposez d’un contrat de plus de 8 ans d’ancienneté dont la valeur est de 100 000€, constitués de 80% du capital initial et de 20% de plus-values/intérêts (soit 20 000€). Vous décidez de racheter 10% du contrat chaque année (soit 10 000€) afin d’améliorer vos revenus.

Les intérêts retirés chaque année ne seront que de 2 000€ (10 000€ x 20%) et votre imposition sera donc basée sur 2 000€. Ce montant étant sous le seuil des 4 600€ euros annuels vous ne serez redevable que des prélèvements sociaux (15.5% x 2 000 = 310€).

  • Fiscalité dans le cadre d’une transmission patrimoniale

L’assurance vie offrira par ailleurs un intérêt fiscal dans le cadre de la succession de votre patrimoine à vos descendants, notamment pour les versements réalisés avant 70 ans.

  • Versements effectués avant 70 ans

Exonération des droits de succession jusqu’à 152 500€ par bénéficiaire puis prélèvement de 20% sur les 700 000€ suivants (donc 852 500€ transmis). Au-delà, un prélèvement forfaitaire de 31,25% est applicable. Les droits de succession de 20% et 31,25% sont calculés sur le montant transmis après paiement des prélèvements sociaux (15.5%).

  • Versements effectués après 70 ans

Les droits de succession s’appliquent après un abattement de 30 500€. Les intérêts transmis sont exonérés d’impôt (mais pas de prélèvements sociaux).

Ainsi, plus votre patrimoine est important plus vous aurez intérêt à préparer votre succession avant d’atteindre l’âge de 70 ans.

N’hésitez pas à privilégier les contrats d’assurance-vie sur internet !

L’offre de contrats d’assurance-vie 100% en ligne s’est fortement développée ces dernières années et possède de sérieux atouts !

Tout d’abord, les fonds euros proposés sont parmi les plus performants du marché (Suravenir Opportunités, Netissima ou Euro Allocation Long Terme par exemple) qui ont encore affiché un rendement supérieur à 3% en 2015.

Ensuite parce que les offres en ligne présentent des frais cassés. Ainsi plus de droit d’entrée (3 à 5% sur des contrats traditionnels) et de sortie, des frais de gestion qui tournent autour de 0,6% par an sur les fonds euros et 0,7% sur les unités de compte et des frais d’arbitrage souvent gratuits.

Enfin, ces offres en ligne sont le fruit des nouvelles habitudes des épargnants qui ont tendance à faire de plus en plus de chose grâce à internet et même à leur mobile. Ainsi la possibilité de souscrire des offres tout en ligne sans signer des dizaines de pages papier, consulter, verser ou arbitrer ses avoirs directement en ligne ou sur son mobile sont autant d’arguments qui devraient vous convaincre. Le service client n’est pas en reste avec des horaires d’appel élargis (samedi y compris), des conseillers à disposition pour vous aider à allouer ou arbitrer votre épargne et des services innovants comme le tchat en ligne.

Ainsi, si vous devez choisir une assurance-vie pour votre épargne, nous vous conseillons de vous tourner vers ses contrats 100% en ligne.