Assurance-vie

Qu'est-ce que l'Assurance-vie ?

Définition

Une assurance-vie est un placement financier qui permet à une personne d'y placer une épargne et de la faire fructifier. En cas de décès de l'épargnant, l'assurance vie sera transmise à un ou plusieurs bénéficiaires de son choix (conjoint, enfant, ami, etc.).

Si l’assurance-vie, de par son nom équivoque, peut sembler faire référence à une sorte d’assurance décès dédiée aux séniors désireux de transmettre du patrimoine à leurs descendants, il n’en est rien ! Certes l’assurance-vie permet de transmettre son capital dans des conditions avantageuses mais il est avant tout un moyen de se constituer une épargne sur le long terme et de faire fructifier son capital.

Son principal attrait réside dans sa flexibilité et sa fiscalité attractive qui en font un placement « couteau suisse » qui conviendra aussi bien à la préparation d’un projet, de votre retraite ou de votre succession. Ainsi l’assurance-vie s’adresse au plus grand nombre et permettra de mettre en place des stratégies spécifiques à votre situation et à vos objectifs.

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Comparatif des meilleurs contrats d'Assurance-vie
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Comparatif des contrats d'assurance-vie en gestion sous mandat
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Comparatif des meilleurs fonds euros

Comment fonctionne un contrat d'assurance vie ?

Une grande diversité de placements accessibles

Une assurance-vie est une enveloppe qui permet d'investir une épargne dans 2 types de support : des fonds euros et des unités de compte (UC)

1/ Les Fonds euros : il s'agit d'un placement à capital garanti en tout temps. Le taux de rendement varie généralement entre +1,5% et +3%. Nous présentons les meilleurs d'entre eux dans notre comparatifs des meilleurs fonds euros.

2/ Unités de compte (UC) : ce sont des actifs financiers : fonds investis en actions, obligations, fonds indiciels, etc. Il en existe une multitude ! Une UC est plus risquée qu'un fonds euro, mais permet d'augmenter l'espérance de rendement de l'assurance vie.

Un contrat abordable et flexible

La plupart des assurance-vie sont accessibles à partir de quelques centaines d'euros, sans contrainte de réaliser des versements ultérieurs. De plus, il n'y a pas de limite de plafond contrairement à certains placements, comme le Livret A qui est limité à 22 900€.

A noter qu'il est possible d'accumuler plusieurs assurances-vie, même s'ils ne viennent pas du même assureur. En revanche, une assurance-vie n'est pas transférable : si vous souhaitez transférer les fonds d'un contrat vers un autre, vous êtes obligé de le clôturer, ce qui vous fera perdre son historique fiscal.

Une assurance vie n'est pas forcément risquée

L'assurance-vie en soi n'est pas risquée puisqu'il s'agit d'une enveloppe fiscale permettant de placer l'argent sur des supports. Certains de ces supports peuvent être risqués (unités de comptes) tandis que d'autre ne le sont pas (fonds euros). Le risque de votre assurance-vie dépend donc des supports que vous choisirez d'investir.

Les modes de gestion possibles

Un contrat d'assurance-vie propose généralement 2 types de gestion :

  • La gestion libre : vous êtes autonome et définissez vous même l'allocation de votre portefeuille entre fonds euros et unités de compte. Vous réalisez également les arbitrages tout au long de la vie du contrat. Nous conseillons ce type de gestion aux initiés, ou à ceux qui ont placé 100% de l'épargne en fonds euro.
  • La gestion sous mandat (également appelé gestion pilotée) : vous confiez la gestion de votre contrat à un professionnel, qui va réaliser les arbitrages en fonction de l'évolution des marchés et en tenant compte de votre profil de risque.

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Les différents types de contrat

Les contrats mono-supports en euros : la sécurité par excellence

Il s'agit d'un contrat investit uniquement en fonds euro. Il attire de nombreux épargnants car il possède plusieurs avantages notoires :

  • Un capital garanti en tout temps
  • Un « effet cliquet» qui signifie que les intérêts gagnés chaque année sont définitivement acquis à l’épargnant et deviennent donc eux aussi garantis
  • Certains contrats garantissent même un niveau de rendement plancher

Comment est-ce possible ? Cela tient à la typologie des placements sous-jacents à votre contrat qui sont très majoritairement des emprunts d’Etats, des obligations à faible risque et des bons du trésor. Cela signifie que vos placements ne sont pas soumis aux aléas des marchés financiers.En contrepartie de cette sécurité, le rendement moyen a été de 1,8% pour 2018 même si les contrats les plus performants ont enregistré des rendements autour de 3%.

La faiblesse actuelle des taux a poussé les assureurs à innover ces dernières années et on voit de plus en plus de contrats dits « euro dynamiques » ou « euro-immobilier ». Ces contrats, toujours garantis, sont plus exposés à l’immobilier d’entreprise notamment et dans une moindre mesure aux marchés actions. De ce fait ils possèdent des rendements qui peuvent être plus volatils que les contrats euros traditionnels (il est possible d’enregistrer 6% de rendement une année et 0% l’année suivante).

Les contrats avec une garantie du capital à terme ou « Euro Croissance »

Lancé en 2014, le contrat Euro-croissance vise à offrir plus de marge de manœuvre aux assureurs dans leur gestion afin de dynamiser les rendements offerts aux épargnants et d’affecter plus d’épargne au financement de l’économie.

Ainsi le contrat Euro Croissance prévoit de garantir le capital de l’épargnant seulement à échéance (donc 8 ans minimum), ce qui permettra au gestionnaire d’affecter plus de liquidités sur des placements de type actions. La garantie du capital peut être placée à un horizon lointain (jusqu’à 40 ans !). En effet, si l’on prend l’exemple d’un contrat de 100€ et l’hypothèse que les fonds euros rapporteront à minima 2%/an sur les 8 prochaines années. Dans le cadre d’un contrat Euro-Croissance, le gestionnaire pourra placer 85€ sur des fonds euros sans risque afin de sécuriser le capital initial (85 x 1,02= 100) et placer les 15€ restant sur des fonds plus risqués qui pourront amener un supplément de rendement (et ne pas risquer une perte en capital en cas d’évolution défavorable des marchés).

Ce contrat n’a pour le moment pas rencontré un vif succès auprès des épargnants. Pourquoi ? La conjoncture n’est pas favorable à ce type de contrat, les taux bas vont contraindre les assureurs à placer une grande partie des liquidités sur des fonds euros afin de garantir le capital à terme. La part dédiée à la diversification sera donc moindre et ne devrait pas permettre de générer beaucoup de rendement supplémentaire. Les assureurs estiment en général ce « sur-rendement » entre 0,5% à 1%.

Les contrats multi-supports – une garantie partielle ou sans garantie du capital

Cette catégorie comprend l’ensemble des contrats multi-supports qui peuvent être composés à la carte. Ainsi vous pourrez au sein d’un même contrat posséder un fonds euro garanti et des UC qui apporteront un complément de rendement sur le long terme. Ainsi, selon la composition de votre contrat, vous pourrez avoir une garantie partielle (sur le fonds euro) ou pas de garantie (contrat 100% UC).

Les UC sont très variées et vous permettent de placer sur à peu près n’importe quel support et/ou zone géographique. On pourra ainsi sélectionner des fonds actions thématiques, fonds d’obligations à haut rendement ou bien des SCPI afin d’intégrer une touche d’immobilier à son contrat. Cette grande diversité des supports permet de diversifier son portefeuille aussi bien sur la typologie des sous-jacents, les niveaux de risques que les horizons d’investissement.

Chassez l’idée selon laquelle opter pour un contrat multi-support implique automatiquement un niveau de risque élevé. En effet, souscrire un contrat affecté à 70/80% sur un fonds euro dynamique et à 20/30% de fonds profilés « prudents » et de SCPI de bonne facture nous paraît une approche prudente. A l’opposé vous pourrez intégrer des UC de types actions émergentes, fonds de matières premières ou autres produits structurés afin de dynamiser votre portefeuille (mais votre risque également).

Nous recommandons de sélectionner des contrats offrant à minima 200 UC de différents gérants afin de pouvoir facilement diversifier son portefeuille et arbitrer entre plusieurs UC de même catégorie.

Plusieurs options de gestion vous seront proposées telles que la sécurisation des plus-values qui consiste à transférer les plus-values réalisées sur les UC vers le fonds euro afin de les sécuriser ou au contraire la dynamisation des plus-values qui consiste exactement en l’inverse (transfert des intérêts du fonds euro vers les UC).

Quels sont les frais appliqués ?

Les principaux tarifs facturés par les assureurs

Il existe traditionnellement 4 types de frais appliqués à une assurance-vie. Néanmoins ils sont de plus en plus difficiles à justifier depuis la démocratisation des assurances-vie 100% en ligne, qui sont bien moins chères que les contrats traditionnels (nous le verrons dans le prochain paragraphe).

1/ Les frais d'ouverture et de clôture du contrat : entre 3% et 5% du nominal

2/ Les frais sur versement, autrement dit à chaque fois que vous versez de l'argent sur votre contrat : entre 2% et 5%

3/ Les frais de gestion sur les supports (fonds euros et unités de compte) : aux alentours de 1%

4/ Les frais d'arbitrages, prélevés à chaque fois que réalisez des opérations d'investissement ou de désinvestissement d'un support : entre 1% et 2%

Les assurances-vie 100% n'appliquent presque pas de frais

L'assurance-vie 100% en ligne s’est fortement développée ces dernières années et possède de sérieux atouts ! En effet, elle a exactement les mêmes caractéristiques que les contrats traditionnels, mise à part que toutes les opérations se font sur internet : souscription en ligne sans signer des dizaines de pages papier, consulter verser ou arbitrer ses avoirs directement en ligne ou sur son mobile...  Le service client n’est pas en reste avec des horaires d’appel élargis (samedi y compris), des conseillers à disposition pour vous aider à allouer ou arbitrer votre épargne et des services innovants comme le tchat en ligne.

Mais la grande force des assurances-vie en ligne réside dans leurs frais cassés. Ainsi, plus de droit d’entrée et de sortie, de frais sur versement ou de frais d'arbitrage ! Il n'y a que des frais de gestion qui tournent autour de 0,6% par an sur les fonds euros et 0,7% sur les unités de compte.

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La fiscalité de l'assurance vie

Lorsque vous récupérez tout ou partie de l'argent placée dans l'assurance vie (on parle alors de rachat total ou partiel) seuls les intérêts et les plus-values réalisés sont fiscalisés. Le capital que vous avez placé n'est pas taxé !

L’avantage fiscal s’acquiert au fil des ans et ne jouera à plein régime qu’à partir de 8 ans. Passé ce délai, vous pourrez retirer jusqu’à 4 600€ (9 200€ pour un couple) de plus-values/intérêts par an exonérés d’impôt (hors prélèvements sociaux de 17,2% qui restent exigibles). Cela dit vous pouvez tout aussi bien retirer vos avoirs avant 8 ans et bénéficier d’une fiscalité qui sera tout de même plus avantageuse que le régime de droit commun.

Fiscalité appliquée en fonction de l’antériorité de votre contrat d’assurance vie :

Taux d'imposition des plus-values et des intérêts en cas de rachat

Contrat entre 0 et 8 ans d'existence30%
Contrat supérieur à 8 ans d'existence

Pour un montant inférieur à 150 k€ :
0% jusqu'à 4 600€ (ou 9 200€ pour un couple marié)

24,9% au-delà

Pour un montant supérieur à 150 k€ :
0% jusqu'à 4 600€ (ou 9 200€ pour un couple marié)

30% au-delà

Prenons l'exemple d’un contrat de plus de 8 ans d’ancienneté dont la valeur est de 100 000€, constitués de 80% du capital initial et de 20% de plus-values/intérêts (soit 20 000€). Vous décidez de racheter 10% du contrat chaque année (soit 10 000€) afin d’améliorer vos revenus. Les intérêts retirés chaque année ne seront que de 2 000€ (10 000€ x 20%) et votre imposition sera donc basée sur 2 000€. Ce montant étant sous le seuil des 4 600€ euros annuels vous ne serez redevable que des prélèvements sociaux (17,2% x 2 000 = 344€).

A noter qu'il est possible, à la place de la fiscalité que nous venons de présenter, d'opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Dans ce cas, les intérêts et plus-values sont taxés en fonction de votre revenu net imposable.

L'intérêt de l'assurance vie pour la succession

La transmission d'un capital avec des droits de succession réduits

En cas de décès de l'adhérant, l'assurance-vie est transmise à un bénéficiaire qu'il aura choisi de son vivant. Le choix du bénéficiaire est très libre, et aucun lien de parenté n'est obligatoire : il peut s'agir d'un conjoint, d'un enfant, d'un ami, etc.

Lorsqu'elle est transmise, l'assurance-vie n'est pas soumise aux règles de successions classiques. Elle dispose en effet de ses propres règles, qui peut exonérer les droits de succession jusqu'à 152 500€ ! Ces règles diffèrent selon que les versements ont été versés avant ou après les 70 ans du défunt :

Pour les versement réalisés avant les 70 ans du défunt

  • Jusqu'à 152 000€ : les fonds de l'assurance-vie (capital, intérêt et plus-values) sont totalement exonérés des droits de successions
  • Au-delà de 152 500€, les fonds sont taxés à 20% juqu'à 700 000€ puis à 31,25% pour les montants supérieurs

Pour les versement réalisés après les 70 ans du défunt

  • Jusqu'à 30 500€, les fonds de l'assurance-vie (capital, intérêts et plus-values) sont exonérés des droits de succession
  • Au-delà de 30 500€, seul le capital est soumis aux droits de succession

Dans certains cas, les droits de succession sont exonérés à 100%

La loi prévoit une exonération totale des droits de succession pour les personnes suivantes :

1/ Un conjoint lié par un contrat de mariage ou de PACS

2/ Un frère ou une soeur, à condition qu'ils remplissent les conditions suivantes :

  • Avoir plus de 50 ans au moment de la succession ou être dans un cas d'infirmité qui l'empêche de subvenir normalement à ses besoins
  • Être célibataire, veuf ou divorcé
  • Avoir vécu dans le même domicile que l'adhérant au moins 5 ans avant sa mort

Effectuer une donation

Il est possible d'effectuer une donation à l'un de ses proches (enfant ou petit-enfant) de son vivant, exonéré des droits de succession, à hauteur de :

  • 100 000 pour un enfant
  • 31 865€ pour un petit-enfant
  • 80 724 pour un conjoint

Quelle assurance vie choisir ?

Nous avons étudié et classé de nombreux contrats d'assurance-vie. Voici les meilleurs selon nous :

 Points FortsOffre promotionnelleEn savoir plusAvis détaillé
- Frais de gestion
- Gestion pilotée

350€

jusqu'au 2 décembre 2019

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bforbank-logo- Fond euro immobilier
- Diversité des UC

120€

jusqu'au 5 novembre 2019

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- Fond euro
- Frais de gestion
- Nombre d'UC

200€

jusqu'au 30 novembre 2019

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Avis détaillé

Fortuneo logo- Fond euro
- Frais de gestion
- Aucune contrainte

150€

jusqu'au 30 novembre 2019

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Au final, quelle assurance-vie choisir ?Pour obtenir le détail de notre étude, consultez notre comparatif :

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