Frais d’adhésion, frais de versements, frais de gestion… Le PER, ou Plan Épargne Retraite, est complètement gâché par tous ces frais, si bien que le magazine 60 millions de consommateurs tire la sonnette d’alarme. Ce jeudi 5 novembre, dans un hors-série consacré à la retraite, 26 contrats ont été passés à la loupe, et le verdict n’est pas fameux… Alors, où faut-il ouvrir son PER ?

Vous souhaitez ouvrir un Plan Épargne Retraite pour préparer votre avenir tout en bénéficiant d’avantages fiscaux… Mais avez été refroidit par cette étude de 60 millions de consommateurs ? En effet, le PER a pour principal avantage de défiscaliser les fonds versés jusqu’à 4 052€ (ou 10% des revenus totaux jusqu’à 32 319€ de déduction). « Les sommes versées sur un PER individuel au cours d’une année sont déductibles des revenus imposables de cette année », explique le service public sur son site. Et en plus, il permet d’investir sur les marchés financiers ou sur les fonds en euros, en fonction de son appétence au risque, à la manière d’une assurance-vie. Mais si le PER paraît très avantageux à première vue, il peut vite se transformer en cauchemar… si l’on n’a pas souscrit chez le bon assureur, comme l’explique 60 millions de consommateurs ce jeudi.

Une « avalanche » de frais injustifiés

L’association de consommateurs pèse ses mots : « Une avalanche de frais non justifiés… Il y en a partout, et pas qu’un peu », écrit-elle. En premier, certains assureurs facturent des frais d’adhésion qui peuvent aller de 20 à 75 euros quand ils sont appliqués. Viennent ensuite les frais sur versements de 2,5% en moyenne… mais certains contrats vont encore plus loin, jusqu’à 5% ! « Cela signifie que pour 100 euros versés dans votre PER individuel, 95 euros seront réellement investis », précise l’association. Des frais « injustifiables » selon elle – et l’équipe de Jepargenligne est bien d’accord.

Une rentabilité négative ?

Il ne faut pas oublier non plus les frais de gestion : jusqu’à 2% sur les fonds en euros chez les assureurs traditionnels, alors que les fonds en euros, par nature, dépassent rarement 1% ou 1,5% de rendement. Enfin, il faut ajouter la gestion des unités de compte, jusqu’à 1,5%… et, chez les assureurs les plus gourmands, on ajoute les frais d’arbitrage de 0,50% à 5%. Ainsi, mis bout à bout, il faudra des années aux épargnants victime de tous ces frais pour rattraper l’argent perdu. Cela pourrait même rendre le PER inintéressant, causant une rentabilité négative, par exemple lorsque les frais totaux sont à 5% alors que la rentabilité du portefeuille ne les atteint pas.

Chez quels assureurs ouvrir son PER pour éviter les frais ?

Alors, au final, comment éviter tous ces frais ? Avant tout, nous vous conseillons de ne pas ouvrir votre PER chez votre banque traditionnelle : celles-ci n’hésitent pas à multiplier les frais. 60 millions de consommateurs conseille également de négocier ou encore ne pas hésiter à faire jouer la concurrence. Mais pour trouver les meilleurs contrats, une seule règle : chercher parmi les contrats en ligne. Ainsi, l’association de consommateurs cite plusieurs PER abordables, comme les PER Swiss Life, les PER Placement-direct ainsi que les PER Linxea et Suravenir. Mais l’association n’a pas pu prendre en compte le PER Yomoni, qui est disponible que depuis fin octobre. Il faut dire qu’avec son PER digital sans frais sur versement, sans frais sur transfert entrant et sans frais d’arbitrage, Yomoni a cassé les prix. Les frais sur l’enveloppe sont de 0,30% (plus de deux fois moins que les autres PER), et les frais de gestion oscillent entre 0,10% et 1% selon l’enveloppe choisie (1% pour le profil très offensif). Ainsi, Yomoni propose le PER le moins cher du marché ! Le robo-advisor a réussi cet exploit en ne proposant pas de fonds en euros, mais des actifs considérés comme surs à la place.