Lorsqu’on met de l’argent de côté pour son enfant mineur, le principal objectif est bien évidemment de faire fructifier cette épargne pour plus tard… Mais sans prendre le risque de perdre en capital. Alors entre assurance-vie, livrets ou épargne logement, quels sont les placements les plus avantageux pour épargner sur le long terme au profit de son enfant ?

Placer de l’argent pour l’avenir de ses enfants

Plutôt que laisser dormir l’argent reçu par vos enfants lors d’un anniversaire sur un compte courant ou un livret à faible rendement, l’idéal reste de le placer pour profiter des intérêts composés. Vous vous demandez certainement combien placer, et où…

Avant d’entrer dans le détail, voici une sélection des meilleurs placements en vue d’épargner pour son enfant, par degré de liquidité : Livret A, Assurance-vie puis PEA. Si ces notions semblent encore obscures, nous allons les éclaircir dans cet article.

Catégorie
Information
1
Livret jeune
2
Assurance-vie Gestion Libre
3
Assurance-vie Gestion Pilotée
4
PEA jeune et compte-titre

Pourquoi épargner pour vos enfants ?

Selon un sondage Yougov pour Capital Koala, près de 80 % des parents ont mis en place une solution d’épargne pour leurs enfants, parfois dès la naissance. Voici les principales raisons qui les pousseraient à le faire :

Assurer l’avenir de leurs progénitures

Un bon capital de départ légué par des parents peut permettre de débuter sereinement une vie de jeune adulte. Ainsi, constituer une épargne aux enfants de les aider à financer un grand nombre de choses :

  • Leurs études et le logement étudiant
  • Leur permis voiture ou moto
  • Se constituer un apport pour premier achat immobilier ou un logement adéquat
  • Un projet comme celui de créer une entreprise

Profiter de la force des intérêts composés

On parle d’intérêts composés lorsque les intérêts et/ou les dividendes sont réinvestis dans le capital de départ. Même si le taux de rendement reste stable, le capital augmentera de manière exponentiel et générera des intérêts/dividendes encore plus élevés. Par exemple pour un capital de 10 000€ à 2% de rendement générera 200€ d’intérêt. L’année suivante, le nouveau capital générera 10 200 x 2% = 204€ d’intérêts. C’est le fameux effet boule de neige !

Certes dans notre exemple, l’augmentation du capital peut sembler négligeable. Mais sur une très longue période, le gain devient important ! Pour mieux s’en rendre compte, prenons l’exemple d’un capital initial de 50 000€ avec un rendement de 5% par an. Au bout de 50 ans le capital sera de :

  • 175 k€ si les intérêts ne sont pas réinvestis
  • 573 k€ si les intérêts sont réinvestis

 

interets-composes-et-non-composes

On voit bien sur ce graphique la force des intérêts composés sur une longue période. Or placer de l’argent pour l’avenir de son enfant se fait généralement sur un horizon long terme, de plusieurs dizaines d’années.

Combien mettre de côté pour son enfant ?

On a donc vu en quoi il est important de placer pour votre enfant. Mais en pratique, combien mettre pour eux ? Cela dépend de combien vous souhaiteriez que votre enfant ait à sa majorité et du taux de rendement.

Le taux de rendement est fonction de vos placements. Un capital placé sur une carte bancaire (compte chèque) ne rapporte rien, sur des livrets bancaires rapportera à peine 0,5% de rendement, tandis qu’un portefeuille correctement diversifié et investi en fonds euros, unités de comptes, actions, SCPI… peut aller jusqu’à 6% de rendement. Nous détaillons ce point dans notre article comment investir son argent.

Si vous souhaitez que votre enfant ait 10 000€ à ses 18 ans pour débuter dans la vie, il faudra que vous placiez :

  • 45€ par mois au taux de 0,5% correspondant au livret A
  • 39€ par mois au taux de 2% correspondant à un portefeuille ayant un profil plutôt défensif
  • 32€ par mois au taux de 4% correspondant à un portefeuille équilibré
  • 26€ par mois au taux de 6% correspondant à un portefeuille offensif

Si vous souhaitez viser plus haut, par exemple une enveloppe de 25 000€ aux 18 ans de votre enfant, il faudra que vous placiez respectivement 111€, 97€, 78€ et 65€ par mois selon le taux de rendement.

comment épargner enfant

Attention, il ne faut pas non plus oublier l’inflation. Ces 20 dernières années, elle a été de 1,3% en moyenne par an ! Ainsi, d’ici 18 ans, les prix devraient avoir augmenté de 23,4% (ceci n’est qu’une estimation). 10 000€ d’aujourd’hui devraient donc représenter 12 340€ dans 18 ans, et 25 000€ représenteraient 30 850€. Il faudrait donc viser idéalement ces chiffre-là pour faire au mieux. Néanmoins, il n’y a pas de solutions toutes faites. L’important est de placer régulièrement, mais de ne pas se mettre soi-même dans le rouge pour l’épargne de ses enfants. Tout est question d’équilibre.

Pour information, sachez qu’en moyenne, les parents versent 390 euros par an sur l’épargne de leurs enfants, toujours selon la même étude. Les grands-parents qui participent, eux, contribueraient à hauteur de 100 euros chacun. En investissant bien cet argent à un taux de 6%, cela devrait donner 19 320€ à la majorité de l’enfant. Pourtant, l’épargne des adolescents entre 16 et 18 ans n’est que de 6 110€. Mais bien évidemment, cela n’est qu’une moyenne et le taux d’épargne dépend aussi de l’âge des enfants et du nombre d’enfant dans la famille… Mais cela prouve que l’argent des jeunes est généralement sous-exploité.

Comment investir pour constituer la meilleure épargne pour son enfant ?

Les produits d’épargne disponibles aux mineurs sont les suivants :

  • Les livrets bancaires (Livret A, Livret jeune, PEL enfant, PEA enfant…)
  • L’assurance-vie
  • Le PER (Plan Épargne Retraite)
  • L’immobilier (via des SCPI)

Ainsi, vous avez un grand nombre de possibilités de placement. Se pose maintenant la question du choix : quelle est la meilleure manière d’investir l’argent pour son fils ou sa fille ? Il n’y a pas de réponse universelle, car cela dépend de nombreux critères qui définiront votre profil. Pour simplifier, disons qu’il y a quatre grands profils théoriques : prudent, équilibré, dynamique ou offensif.

  • Un profil prudent correspond aux personnes ne souhaitant pas risquer de faire des pertes. Pour eux, les livrets et fonds euros seront privilégiés.
  • Un profil équilibré correspond aux personnes souhaitant dynamiser un peu plus leur épargne à un risque mesuré. Ils pourront ouvrir une assurance-vie investi majoritairement en fonds euros.
  • Un profil dynamique correspond aux personnes acceptant un risque plus élevé en contrepartie d’une espérance de rendement importante. Ils n’hésitent pas à placer une partie de leur épargne en bourse et dans les SCPI en délaissant les livrets
  • Un profil offensif correspond aux personnes recherchant la performance maximale de leur portefeuille et acceptent pour cela de supporter un risque élevé de perte en capital.

Rappelons que vous êtes moins soumis aux fluctuations boursiers de courts termes sur un horizon de temps long, Par ailleurs, il est recommandé de multiplier les points d’entrée afin de capter le rendement du marché sans risque. Pour en savoir plus à ce sujet, consultez nos conseils pour investir en bourse.

Vous aurez donc besoin d’un portefeuille correctement répartis en fonction de votre sensibilité au risque. Voici un exemple de placements diversifiés en fonction de du profil :

 Profil PrudentProfil ÉquilibréProfil DynamiqueProfil Offensif
Livret A20%10%5%5%
Fonds euros60%40%30%15%
Immobilier20%40%35%40%
Actions0%10%30%40%
Rendement 2019

2,3%

3,7%

4,8%

5,8%

Les meilleurs placements pour l’épargne de ses enfants

Livrets bancaires pour mineurs et PEL

Comme on vient de le voir, la première solution pour placer l’épargne d’un enfant est, par défaut, un livret bancaire. En effet, il est conseillé de prendre le moins de risques possible avec l’épargne des enfants. Ainsi, pour placer quelques dizaines d’euros reçus aux fêtes, un Livret A ou un livret jeune fera parfaitement l’affaire, malgré leurs faibles rendements.

Le livret A

Toujours selon le sondage de de YouGov, le Livret A est le principal destinataire de l’épargne pour les enfants : elle concerne 59% des cas. Mais son taux peut paraître vraiment faible : il est descendu à 0,5% depuis février 2020. Si l’inflation est de 1% par an, la perte sera ainsi de 0,5%… Il suffit donc pour faire office de tirelire, mais pour des montants plus importants, la question d’ouvrir un autre livret au meilleur rendement se posera.

Le livret jeune

Le Livret jeune est accessible entre 12 ans et 15 ans. Selon le sondage, seuls 30% des enfants en auraient un. Pourtant, les 70% restants gagneraient à en ouvrir un, puisque les taux nets d’impôts et de prélèvements sociaux oscillent entre 1 et 2% selon les banques. Son seul défaut : le plafond est bas, se situant à 1 600 euros. Néanmoins, il reste l’un des livrets les plus avantageux.

Livret
Taux
Information
1
Livret jeune
+1,5% nets
2
Livret jeune
+1,25% nets

Le Plan épargne logement pour les mineurs

Le PEL est aussi mis à profit pour l’épargne des jeunes, mais surtout pour les enfants les plus grands. Il est utilisé par 18% des 16-18 ans selon l’étude. L’avantage du PEL est son taux de 1%, donc plus important que le livret A. De plus, son plafond est également plus intéressant, puisqu’il permet de placer jusqu’à 61 200€.

Néanmoins, ce placement n’est plus aussi avantageux qu’il y a quelques années : en plus du fait que son taux a baissé, aucun retrait ne peut être effectué durant les quatre premières années. La durée de vie du PEL est limitée à dix ans : si les intérêts continuent à être versés après cette période, au-delà, il sera impossible de faire de nouveaux versements.

Attention, il y a quelques contraintes à respecter au niveau de l’alimentation du plan : 225€ devront être placés à l’ouverture, puis 540€ par année pour ne pas subir la clôture définitive du livret. Enfin, depuis 2018, le PEL est soumis à 30% d’imposition (12,18% d’impôts sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux).

Notre avis sur les livrets bancaires pour son enfant

Les livrets bancaires ont l’avantage de la sécurité, mais ils n’engrangent plus beaucoup d’intérêts aujourd’hui, excepté pour le livret jeune. Pour l’avenir de votre enfant, il serait préférable de ne pas mettre tout son argent sur un livret bancaire, mais seulement une partie.

L’assurance-vie pour ses enfants

L’assurance-vie est un placement incontournable, autant pour les adultes que pour les enfants. En effet, son taux peut-être bien plus important que celui des livrets classiques selon le profil (défensif, équilibré ou offensif). De plus, la fiscalité est plus avantageuse après 8 ans, donc il est conseillé de l’ouvrir avant les 10 ans de l’enfant pour qu’il puisse en profiter à sa majorité. Si votre enfant a moins de 12 ans, l’accord des deux parents est nécessaire pour l’ouverture. Après 12 ans, il devra, lui aussi, donner son accord.

Comment ouvrir une assurance-vie à son enfant ?

Pour souscrire une assurance-vie à un mineur, deux choix s’offrent à vous :

  • Vous pouvez ouvrir une assurance-vie directement à son nom. Ainsi, vous gérerez l’argent de l’enfant jusqu’à sa majorité. Une fois qu’il aura atteint ses 18 ans, il pourra se servir de l’argent épargné pour financer son permis, ses études ou encore l’apport de son premier achat immobilier par exemple. Si vous souhaitez encore avoir un regard sur ce que votre enfant fera de cet argent après sa majorité, vous pouvez sécuriser ce contrat en l’associant a un pacte adjoint. Vous pourrez alors contrôler la gestion et l’utilisation des fonds jusqu’à ses 25 ans.
  • Si vous souhaitez seulement transmettre le capital de l’assurance-vie au moment de votre décès, il est préférable d’ouvrir ce contrat à votre nom et de désigner votre ou vos enfants comme uniques bénéficiaires, via la mention « mes enfants nés ou à naître ». Cette solution a quelques avantages comme plusieurs inconvénients : déjà, l’enfant pourrait toucher cet argent seulement dans de bien plus tard, et il ne l’aidera pas à financer ses études ou son premier achat. Mais l’avantage est que, si votre patrimoine est conséquent, la transmission de 152 000€ est exonérée de droits en succession si vous avez placé votre argent avant vos 70 ans.

livret enfant

Le rendement attendus d’une assurance-vie

L’argent de l’enfant devra être naturellement investi dans des supports qui ne sont pas trop risqués. Bien évidemment, si vous n’êtes pas trop réfractaire au risque, il est conseillé de diversifier ses placements en unités de compte afin de dynamiser l’épargne : obligation, actions, ETF, SCPI… En investissant dans les marchés financiers, vous pourrez espérer faire un meilleur rendement de l’ordre de 4, 5, 6%.

Il faut savoir que, sur le long terme, l’impact de la volatilité des actions diminue et le rendement est plus important. Ainsi, une petite prise de risque peut se justifier sur une longue période d’investissement.

Bien choisir son assurance-vie

Le choix de la société dans laquelle vous placerez l’argent de l’assurance-vie de votre enfant est crucial. Ainsi, vous devrez faire le choix entre l’assurance-vie d’une banque comme Bforbank ou Boursorama, ou d’un établissement spécialisé comme Yomoni ou Nalo. Pour faire votre choix d’assurance-vie, il faudra regarder :

  • Les frais : éliminer les assurances-vie qui prennent des frais sur versement
  • Les offres de produits disponibles : un (voir deux) bon fond euros est essentiel, tout comme qu’une diversité des unités de compte

Vous pouvez consulter notre comparatif des meilleures assurances-vie 2020 pour faire votre choix parmi l’offre disponible.

Quelle assurance-vie pour les enfants choisir ?

Vous avez le choix entre deux types de gestion : l’assurance-vie en gestion pilotée (sous mandat) et en gestion libre. En gestion libre, vous pourrez gérer le contrat comme vous le souhaitez, en choisissant vous-même les supports en unités de compte (UC) et leur importance par rapport au fonds en euros. Cela nécessitera des bonnes connaissances en finances personnelles ainsi que du temps à consacrer à la gestion. En gestion déléguée, un professionnel financier ou une société de gestion s’occupera de faire les arbitrages et les choix de votre contrat.

De l’avis de l’équipe Jepargneenligne, deux contrats d’assurance-vie sont sortis du lot :

Pour de la gestion libre, optez pour Darjeeling

Darjeeling est une assurance-vie sans frais de versement, ni droit d’entrée ou de sortie, proposant de nombreux supports :

  • Un fonds euros de bonne facture pour ceux souhaitant sécuriser leur portefeuille
  • Plus de 1 000 unités de comptes qui vous permettront de dynamiser votre épargne

La plateforme de suivi Darjeeling permet de suivre et gérer facilement son contrat d’assurance-vie.

Plus de 1 000 unités de compte

Pour de la gestion sous mandat, choisissez Yomoni

Yomoni propose une gestion de votre portefeuille performante et de qualité. Pour cela, ils allient technologie de pointe et analyse humaine. Dix profils diversifiés sont proposés selon votre aversion au risque. Les rendements sont au rendez-vous : de +7% à +28% selon les profils – bien évidemment, cela ne préjuge pas des performances futures, mais Yomoni nous paraît être le meilleur contrat pour une gestion sous mandat. De plus, le ticket d’entrée est de 1 000€, et les frais parmi les plus bas du marché : 1,6% de frais de gestion. Pour en savoir plus, consultez notre fiche avis sur Yomoni.

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Les placements immobiliers pour les jeunes

Avec l’assurance-vie, l’immobilier est le placement préféré des Français. Vous pensez donc certainement à placer l’argent de votre enfant dans la pierre : plusieurs possibilités s’offrent à vous dans ce cas.

Les SCPI : société civile de placement immobilier

Pour investir dans un bien sans avoir à s’en occuper, les SCPI de rendement sont idéales. En pratique, cela consiste à acheter des parts d’une SCPI, une société civile de placement immobilier, aussi appeler « pierre papier », pour investir dans l’immobilier sans avoir à acheter. Les tickets d’entrée se situent en général à 1 000€. Grâce à cela, vous percevrez les revenus des loyers, mais sans avoir à gérer les locataires, les entrées, les sorties, les travaux… La société de gestion prendra tout en charge, en contrepartie de frais de gestion déduits sur les loyers.

Ainsi, le taux de rendement moyen est de 4,35%, ce qui fait une grosse différence avec le livret A. Découvrez notre classement des meilleures SCPI pour faire fructifier les économies de votre enfant.

Acheter un bien pour votre enfant ?

Acheter un bien immobilier est le placement à long terme par excellence. Il permet ainsi d’avoir un revenu régulier une fois que le prêt est remboursé. Plusieurs possibilités existent : acheter un bien au nom de votre enfant ou de votre petit-enfant, ou bien l’acheter à votre nom puis effectuer un démembrement.

Acheter le bien au nom de l’enfant

La solution la plus généreuse pour votre enfant, pour ceux qui ont les moyens, car il s’agit là d’un sacré investissement, est d’acheter un appartement au nom de l’enfant et de placer les revenus locatifs sur un compte ou une assurance-vie. C’est ce qu’on appelle l’investissement immobilier locatif. Ainsi, il pourra, à sa majorité, récupérer la propriété du bien, mais aussi tous les revenus engendrés. Bien évidemment, ces revenus vous serviront aussi pour gérer le bien. Cela nécessite d’investir du temps dans la gestion pour les entrées et sorties des locataires, mais c’est l’une des solutions les plus rentables. Attention, d’éduquer financièrement son enfant sera aussi nécessaire, pour qu’une fois majeur, il ne fasse pas n’importe quoi avec ce bien et l’argent des revenus.

 

enfant immobilier

Acheter le bien à votre nom

Pour pouvoir acheter un bien à votre enfant, mais en garder la propriété, vous pouvez faire ce qui s’appelle un démembrement. Cela est souvent pratiqué pour faire une dotation, parfois entre les membres d’une même famille, car en fonction du montage fiscal que vous choisissez, il peut être très avantageux pour vos enfants. En pratique, grâce à un démembrement, l’usufruit et la nue-propriété sont distinctes.

  • L’usufruit vous donne le droit d’usage du bien. Ainsi, vous avez le droit de l’habiter ou de le louer pour engendrer des loyers qui seront à vous.
  • La nue-propriété, qui reviendra donc à votre ou vos enfants, signifie qu’ils possèdent le bien, mais sans disposer pour autant du droit d’en jouir.

Ainsi, avec ce placement, l’enfant bénéficiera du bien que bien plus tard, mais cela lui assurera un certain confort puisqu’il possèdera la propriété d’un bien sans prêt. Mettre en place ce type de contrat est assez délicat, un conseiller en gestion de patrimoine pourra vous aider avec toutes les conditions à remplir.

Un autre moyen de dynamiser l’épargne dans la pierre est le crowdfunding immobilier, dont qui peut rapporter jusqu’à 10% de rendement brut par an ! Le leader du secteur, Homunity, sélectionne les projets les plus sérieux ce qui lui permet de revendiquer 100% de réussite et l’absence totale de défaut. L’inconvénient est qu’avec ses critères de sélection drastiques, il ne peut proposer qu’un nombre limité de projets, en moyenne 1 par semaine.

Investir en bourse, c’est possible pour ses enfants ?

Pour les plus connaisseurs des marchés financiers, il est possible d’investir une partie de l’argent de votre enfant en bourse. En effet, avec un horizon de placement plus long et en multipliant les points d’entrées, vous pouvez engendrer un rendement important tout en limitant les effets des fluctuations de marché. Pour investir, vous avez deux solutions : le PEA et le compte-titre ordinaire.

Le PEA pour les jeunes

Grâce à la loi Pacte de 2019, il est maintenant possible d’ouvrir un PEA pour un enfant ou un jeune encore rattaché au foyer fiscal de ses parents. Le « Plan d’Épargne en Action », ou PEA, permet d’investir en bourse en bénéficiant d’avantages fiscaux, a condition de se concentrer sur certaines actions françaises et européennes. Le PEA jeune, lui, fonctionne exactement avec les mêmes règles que le PEA « classique », mais est plafonné à 20 000€. En cas de retrait avant 5 ans, les éventuels gains sont taxés à 30% (17,20% de prélèvements sociaux et 12,80% d’impôt sur le revenu), mais au-delà de 5 ans, seuls les prélèvements sociaux sont prélevés sur les bénéfices.

Vous pouvez donc ouvrir ce compte pour investir une partie de l’argent de votre enfant, ou l’ouvrir avec lui quand il sera plus grand pour prendre date tout en l’éduquant financièrement pour lui apprendre peu à peu à investir dans les supports boursiers.

Enveloppes fiscales
Frais moyens
Information
PEA, Compte Titres, gestion courante
De 0,99€ à 3,80€/ordre
PEA, Compte Titres, gestion déléguée
1,6%/mois

Le compte-titre pour les enfants

Vous avez également la possibilité d’ouvrir un compte-titres ordinaire (CTO) directement au nom de votre enfant. Le compte-titres permet d’investir dans un plus grand nombre d’actions puisque vous avez accès aux titres dans les marchés du monde entier. Néanmoins, le CTO est soumis aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu pour un total de 30% des bénéfices.

Ouvrir un PER à son fils ou sa fille pour bénéficier d’un avantage fiscal

Historiquement, la solution de placement privilégiée pour aider ses enfants à acquérir leur résidence principale était le PEL. Mais aujourd’hui, ce livret paraît un peu désuet puisque son taux a baissé jusqu’à 1%, et il est maintenant soumis à la flat tax (30%). Une nouvelle solution existe depuis 2019 : le Plan d’épargne retraite individuel. Toute personne, les travailleurs, les retraités ou les mineurs, peuvent y souscrire. En pratique, voilà comment cela se passe :

  • Les parents ouvrent un PER individuel au nom de leur enfant
  • Ils l’alimentent ensuite avec des versements volontaires
  • La gestion privilégiée est la gestion pilotée
  • Tous les versements dans la limite de 10% du salaire seront déduits de l’impôt sur le revenu !
  • L’épargne constituée sera bloquée jusqu’à la retraite, mais avant la retraite, l’enfant pourra l’utiliser uniquement pour l’acquisition de sa résidence principale.

Comment faire un don à ses enfants ?

Pour les enfants plus âgés, il n’est pas trop tard pour assurer leur avenir : vous avez encore la possibilité de leur faire s’ils sont majeurs, tant que vous le faites avant 80 ans. Ce don d’argent est exonéré de l’impôt de droits de donation. Cela signifie que vos enfants ne paieront pas de droits de succession. Il existe plusieurs types de dons qui peuvent être cumulés : le don manuel, la donation-partage ou encore le don familial (ou don Sarkozy).

  • En additionnant tout, chaque parent peut donner 131 865€ à un enfant (en détail 100 000€ en donation-partage et 31 865€ en don Sarkozy).
  • Quant aux grands-parents, eux peuvent donner au total 63 730€ (31 865€ en donation-partage et 31 865€ en don Sarkozy).

Bien que le don soit exonéré, il doit tout de même être déclaré par celui qui reçoit le don dans le mois qui suit.